Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
Nous n'oublions pas Gaza...
Le sionisme sera-t-il anéanti par un macaroni géant ? ou par des vieillards malentendants ?
Mercredi 11 mars 2009
Les pâtes, le papier et les prothèses auditives qui pourraient menacer la sécurité d’Israël
par Anne Penketh, rédaction diplomatique
Des membres de la délégation américaine de plus haut niveau à avoir visité Gaza ont été choqués de découvrir que le blocus israélien contre le territoire dirigé par le Hamas concernait des produits alimentaires comme les lentilles, les macaronis ou le concentré de tomate.
“ Est-ce que des bombes aux lentilles ont été lancées récemment ? Quelqu’un va-t-il vous tuer avec un macaroni ? demande Brian Laird, élu au Congrès. C’est seulement après que le sénateur John Kerry ait soulevé la question auprès du ministre de la défense Ehud Barak suite à leur séjour dans la bande de Gaza le mois dernier qu’Israël a convenu, leur a‑t‑on dit, que le concentré de tomate et les macaronis étaient considérés comme des produits de luxe et non des biens de première nécessité.
Le nombre total de produits sur la liste noire d’Israël reste un mystère pour les responsables de l’ONU et les organisations humanitaires qui sont confrontés à d’importants délais pour acheminer les fournitures. Pour des raisons de sécurité, des produits comme le ciment où le rond à béton sont interdits car ils pourraient être utilisés par le Hamas pour construire des bunkers ou des roquettes pour tirer sur des civils Israéliens. Les prothèses auditives ont été interdites car le mercure de leurs piles pourrait servir à produire des armes chimiques.
Cependant, selon des organisations non gouvernementales, depuis la fin de la guerre en janvier cinq camions chargés de manuels scolaires ont été refoulés au point de passage de Kerem Shalom où les marchandises sont assujetties à une taxe de 1000 dollars pour “ frais de manutention. ”
Du papier pour imprimer de nouveaux manuels pour les écoles palestiniennes a été
bloqué, comme l’ont étés des équipements frigorifiques, des générateurs, des pompes à eau, des cuisinières et des pois chiches. Et le gouvernement français a été très mécontent quand tout un système de purification d’eau a été interdit d’entrée. Christopher Gunness, porte parole de l’UNRWA, l’agence onusienne chargée des réfugiés Palestiniens, déclare : “ Un des gros problèmes est que la ’liste des interdictions’ est une cible mouvante et nous découvrons que des choses sont interdites au ’cas par cas,’ au ’jour le jour. ”
Le directeur exécutif d’Human Rights Watch, Kenneth Roth explique : “ La politique du blocus israélien peut être résumée par un seul mot qui est punition et non sécurité. ”
2 mars 2009 - The Independent (UK) 2 mars 2009 - Cet article peut être consulté ici :
Traduit de l’anglais par Djazaïri
Galloway bat en brèche le “ cordon sanitaire ” établi autour du Hamas
Mercredi 11 mars 2009
Kharroubi Habib - Le Quotidien d’Oran
Un événement est... intervenu pour battre en brèche “ ce cordon sanitaire ” établi autour du Hamas sans souci des épreuves qu’endure la population de Ghaza.
La barbare agression sioniste contre la bande de Ghaza a suscité un vaste élan de solidarité internationale sous la forme de généreuses contributions destinées à soulager la détresse matérielle dans laquelle vit la population ghazaouie et à permettre la reconstruction des habitations et autres infrastructures détruites à grande échelle et sciemment par l’agresseur.
Sauf que l’aide internationale ainsi déjà disponible ou promise n’arrive sur le terrain qu’au compte-gouttes, alors que l’état de catastrophe humanitaire dans laquelle se trouve la population de Ghaza impose qu’elle soit massive et rapide.
La raison en est que Israël et ses alliés ont assorti l’accès à cette aide de la population ghazaouie à des préalables qui ignorent son urgence vitale. L’Etat sioniste maintient son blocus de la bande de Ghaza, ce qui lui permet ainsi de décider sans considération de ce dont cette population a besoin, de la nature et des quantités des secours qui lui sont destinés. Par ailleurs, cet Etat et ses alliés font exigence pour que ces aides internationales ne soient en aucun cas distribuées à leurs destinataires par l’intermédiaire des institutions locales sous autorité du Hamas, qui détient de fait pourtant le pouvoir administratif dans la bande de Ghaza.
Cet interdit qui empêche la solidarité internationale de remédier rapidement aux besoins des Ghazaouis a un objectif politique, celui de les pousser à se soulever contre le mouvement islamiste. C’est aussi une arme mise à disposition de Mahmoud Abbas et de la faction qu’il dirige dans la négociation qu’ils ont avec le Hamas pour la formation d’un gouvernement de consensus national.
Un événement est pourtant intervenu pour battre en brèche “ ce cordon sanitaire ” établi autour du Hamas sans souci des épreuves qu’endure la population de Ghaza. Celui créé par le député travailliste anglais George Galloway et l’équipe de bénévoles l’accompagnant qui ont remis aux représentants du Hamas les secours qu’ils ont acheminés depuis l’Europe et ont pu faire entrer à Ghaza.
C’est un acte que le parlementaire anglais et son équipe ont assumé en protestation des restrictions à caractère politique auxquelles Israël et ses alliés veulent contraindre la manifestation des solidarités internationales avec le peuple palestinien. George Galloway et ses amis ne sont pas des
partisans du Hamas. Ce qui les motive, ce sont les grandes souffrances infligées à la population palestinienne par les “ grands humanistes ” que sont les dirigeants sionistes et leur détermination à lui venir en aide sans s’embarrasser des calculs politiques auxquels on prétend soumettre cette aide. Galloway a courageusement fait le choix d’opter pour l’urgence et d’ignorer les interdits politiques qui empêchent la population de Ghaza d’avoir accès au minimum pour sa survie après deux semaines d’enfer et d’horreurs durant lesquelles ceux qui voudraient l’obliger à se retourner contre la Hamas n’avaient pas levé le petit doigt pour faire cesser la barbare agression sioniste.